
Résidence de création Creative Residency
Bienvenue sur la page des résidences artistiques du projet ACITC
Welcome to the ACITC project’s artist residencies page

Trois résidences d’exploration (2025)
À la fin de novembre 2025, Véronique Rankin, Angèle Séguin, Paul Lefebvre, Matthew Gaines et Éliane Kistabish (Minwashin) ont réalisé trois résidences exploratoires à Val-d’Or, à Pikogan et à Timiskaming First Nation (Notre-Dame-du-Nord, Québec).
Ces premières démarches sur le terrain leur ont permis d’éprouver leur approche, d’aller à la rencontre des femmes au sein de leurs communautés, de faire émerger des prises de parole, d’accueillir leurs intérêts communs en vue des prochaines étapes du projet. Les échanges se sont révélés d’une grande richesse et porteurs de sens.
Ces résidences ont permis à la fois de confirmer la pertinence de la démarche et de préciser les ajustements nécessaires afin d’aller plus pleinement à la rencontre des communautés. Elles ont notamment mis en lumière l’importance de renforcer l’ancrage communautaire du projet : une présence prolongée sur le territoire, une visibilité accrue, la mobilisation des Aniciabekwek du Cercle des Porteuses ainsi qu’une préparation plus soutenue en amont s’impose désormais comme des leviers essentiels pour la suite.
L’approche créative a rapidement instauré un climat de confiance, ouvrant un espace propice à la parole et à l’expression.
Three Exploratory Residencies (2025)
At the end of November 2025, Véronique Rankin, Angèle Séguin, Paul Lefebvre, Matthew Gaines, and Éliane Kistabish (Minwashin) carried out three exploratory residencies in Val-d’Or, Pikogan, and Timiskaming First Nation (Notre-Dame-du-Nord, Quebec).
These initial field experiences allowed us to test our approach, connect with women within their communities, create opportunities for them to share their voices, and identify common interests that could help shape the next stages of the project. The conversations were incredibly rich and meaningful.
These residencies both confirmed the relevance of the initiative and helped us identify the adjustments needed to engage more fully with the communities. In particular, they highlighted the importance of strengthening the project’s community roots. Spending more time in the communities, increasing the project’s visibility, involving the Anicinabekwek from the Circle of Women Knowledge Keepers, and ensuring more thorough preparation in advance have emerged as essential elements for moving the project forward.
The creative approach quickly fostered a climate of trust, creating a space where participants felt comfortable speaking and expressing themselves.
Il est des espaces rares où la parole ne se force pas
Elle arrive
Cette résidence a été l’un de ces espaces
16 juin 2026 au TNM
Dès les premiers instants, quelque chose s’est ouvert — un mouvement à la fois fragile et irréversible. Des femmes se sont réunies, chacune portant une histoire, une mémoire, des silences parfois longs de plusieurs générations. Et pourtant, il n’a pas fallu provoquer la parole : elle était déjà là, contenue, prête à surgir.
Ce qui s’est vécu dépasse le cadre d’une simple recherche artistique. Il s’agit d’un processus profondément humain, où la création s’est construite à même la réalité vécue, dans toute son intensité.
Cette première résidence pilote avec les anicinabekwe du Cercle des Porteuses, tenue au Théâtre du Nouveau Monde le 16 juin 2026, a permis de valider la pertinence du projet, tant sur le plan artistique qu’humain. Elle a révélé une parole puissante, prête à émerger, et une capacité réelle à la transformer en matière dramaturgique.
Les récits qui ont émergé témoignent d’expériences marquées par la violence, les ruptures, ainsi que les héritages du colonialisme et des pensionnats. Mais au cœur de cette matière, il y avait autre chose : une force, une lucidité, une volonté de transformation.
La résidence a permis de révéler :
-
Une parole vivante
-
Une parole nécessaire
-
Une parole qui demande à être portée
Ce projet ne commence pas dans l’imaginaire — il prend racine dans le réel. Et c’est précisément là que réside sa force.
Au fil des rencontres, des cercles et des écrits, une confiance s’est installée. Une dynamique collective s’est dessinée. Ce qui était individuel est devenu partagé. Ce qui était porté en silence a trouvé un écho.
Cette première résidence ne marque pas un aboutissement.
Elle constitue un point de bascule.
Elle a permis de mesurer la puissance de la démarche de création proposée et, surtout, de prendre acte d’une responsabilité : celle d’accueillir et de transformer cette parole avec justesse, éthique et rigueur.
Car ce qui a été ouvert ici ne peut être refermé.
La majorité des anicinabekwe membres du Cercle des Porteuses ont pris part à cette première résidence, contribuant par leur présence, leur engagement et leurs récits au développement et à la richesse du processus. Leurs prises de parole, à la fois singulières et profondément résonnantes, ont constitué le cœur de la démarche.
It’s rare to find spaces where speech is not forced
But they do exist
This residency was one of those spaces
June 16, 2026 at the TNM
From the very first moments, something opened up — both fragile and irreversible. The women present came together, each bringing a story, a memory, silences sometimes stretching across generations. And yet, there was no need to prompt speech: it was already there, contained, ready to emerge.
What happened next goes beyond the scope of a simple artistic inquiry.
It is a profoundly human process, where creation took shape directly from lived reality, in all its intensity.
This first pilot residency with the anicinabekwe of the Cercle des Porteuses, held at the Théâtre du Nouveau Monde (TNM) on June 16, 2026, affirms the relevance of the project on both the artistic and the human level. It revealed a powerful voice, ready to emerge, and a genuine capacity to transform it into material for drama.
The stories that emerged bear witness to experiences marked by violence, ruptures, as well as the legacies of colonialism and residential schools. Yet at the heart of this material, there was something more: strength, lucidity, a will to transform.
The residency brought to light:
-
A living voice
-
A necessary voice
-
A voice that must be delivered
This project does not begin in the realm of imagination — it is rooted in the real.
And that is precisely where its strength lies. Through encounters, circles, and writing, trust gradually took hold. A collective dynamic emerged. What was once individual became shared. What had been carried in silence found resonance.
This first residency is not an endpoint of a process.
It is a turning point.
It made it possible to grasp the power of the proposed creative process and, above all, to acknowledge a responsibility: to receive and transform this voice with care, integrity, and rigor.
For what was opened here cannot be closed.
The majority of Anicinabekwe members of the The Circle of Women Knowledge Keepers took part in this first residency, contributing through their presence, their commitment, and their stories to the development and richness of the process. Their voices, at once singular and deeply resonant, formed the heart of the approach.
















