
Membres du
Cercle des Porteuses |
Members of the Circle of Women Knowledge Keepers

Marjolaine Étienne
Femme innue de Mashteuiatsh et présidente de Femmes Autochtones du Québec, Marjolaine Étienne défend les droits et la voix des femmes autochtones. Issue de l’intervention communautaire, elle agit aujourd’hui sur les scènes politique et internationale. En mai 2024, elle organise le « Grand sommet » pour promouvoir activement la participation des femmes dans les instances décisionnelles, leur permettant de faire entendre leurs voix sur des sujets importants et de s’affirmer. Elle siège notamment comme conseillère au Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les peuples autochtones.
Marjolaine Étienne, an Innu woman from Mashteuiatsh and president of Indigenous Women of Quebec, works to defend the rights and voices of Indigenous women. Having started in community outreach, she is now active in local and international politics. In May 2024, she organized the “Grand Summit” to actively promote the participation of women in decision-making bodies, proving and opportunity for them to both speak and to be heard on important issues. She serves, notably, as a counsellor to the United Nations Voluntary Fund for Indigenous Peoples.
Alice Jérôme
Alice Jérôme a été Grande Cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg en 2012 après avoir été élue cheffe de la communauté de Pikogan (2007-2011). Elle est diplômée de l’Université St-François-Xavier, Nouvelle-Écosse et de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.Elle a occupé plusieurs postes clés au sein d’organisations autochtones de l’Abitibi-Témiscamingue. Elle a travaillé comme agent de projet des programmes gouvernementaux (violence familiale, toxicomanie…) puis comme directrice des services de la santé, directrice des Services sociaux Minokin, directrice par intérim au Centre Wanaki de Maniwaki et directrice en Santé communautaire au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. Poète également, elle fait entendre la voix et la mémoire des Anicinabek.

Alice Jérôme served as Grand Chief of the Algonquin Anishinabeg Tribal Council in 2012 after being elected chief of the Pikogan community (2007–2011). She is a graduate of St. Francis Xavier University in Nova Scotia and the Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.She has held numerous key positions in Indigenous organizations in Abitibi-Témiscamingue. She worked as a project officer for government programs (domestic violence, substance abuse, etc.), then as director of health services, director of Minokin Social Services, interim director of the Wanaki Centre in Maniwaki, and director of community health at the Val-d’Or Indigenous Friendship Centre.
A poet as well, she brings to life the voice and the memory of the Anicinabek people.
Françoise Ruperthouse

Françoise Ruperthouse, Anicinabk8e de Pikogan, est directrice générale et cofondatrice de l’association Awacak. Elle milite pour la vérité, la mémoire et la justice. Grâce à sa volonté et sa ténacité, Françoise a retrouvé sa soeur disparue après plus de 30 ans d'absence et a retracé le parcours de son frère, aussi disparu, décédé dans l'enfance. Françoise accompagne les familles d’enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d’une admission dans un établissement de santé ou dans une congrégation religieuse. Elle participé, avec plusieurs partenaires, à l’élaboration de la loi 79, qui autorise la communication de renseignements personnels aux familles d’enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d’une admission en établissement.
Françoise Ruperthouse, an Anicinabk8e of Pikogan, is the executive director and co-founder of the Awacak Association. She advocates for truth, memory, and justice. Through her energy and tenacity, Françoise found her missing sister after more than 30 years and traced the journey of her brother, who had also gone missing and died in childhood. Françoise supports families of Indigenous children who went missing or died following admission to a health care facility or a religious congregation. She worked with several partners to help draft Bill 79, which authorizes the release of personal information to families of Indigenous children who went missing or died following admission to an institution.
Louisa Papatie
Louisa Papatie est une artiste anicinabe originaire de la communauté de Kitcisakik, située au cœur de la réserve faunique La Vérendrye, au Québec. Ancrée dans sa culture spirituelle, elle puise son inspiration dans l'héritage musical et traditionnel transmis par sa grand-mère. Son travail artistique vise à transmettre ces savoirs ancestraux aux jeunes générations de sa communauté. Ses créations portent la mémoire et la force de la culture anicinabe. Elles sont parfois réalisées en collaboration avec des organismes comme Musique Nomade. Elle est notamment reconnue pour des chansons telles que « Kije Manto ».

Louisa Papatie is an Anicinabe artist from the community of Kitcisakik, located in the heart of La Vérendrye Wildlife Reserve in Quebec.
Rooted in her spiritual culture, she draws inspiration from the musical and traditional heritage passed down by her grandmother. Her artistic work aims to pass on this ancestral knowledge to the younger generations of her community. Her creations bear the memory and strength of Anicinabe culture. They are sometimes produced in collaboration with organizations such as Musique Nomade.. She is particularly known for songs such as “Kije Manto.”
Marilyn Chevrier

Marilyn Chevrier est une éducatrice culturelle anicinabe de la communauté de Timiskaming First Nation. Son nom spirituel est Kishkatekwe Dishnika Mandodem (Femme du clair de Lune du clan Huart), mais elle est principalement connue, à l’intérieur et à l’extérieur de sa communauté, comme « Grandma Marilyn ». En s’impliquant activement dans la transmission et la pratique de sa culture, Marilyn reproduit le rôle joué par les grands-mères anicinabek depuis des temps immémoriaux. Tantôt occupée par la tenue d’évènements ou de cérémonies pour sa communauté, tantôt en visite dans les centres de petite enfance de la région, son tambour à la main, Kokoum Marilyn est devenue une figure centrale de la vie culturelle anicinabe et elle perpétue le rôle des grands-mères anicinabek dans la transmission des savoirs.
Marilyn Chevrier is an Anishinaabe cultural educator from the Timiskaming First Nation community. Her spiritual name is Kishkatekwe Dishnika Mandodem (Moonlight Woman of the Huart Clan), but she is known primarily, both within and outside her community, as “Grandma Marilyn.” By actively engaging in the transmission and practice of her culture, Marilyn fulfills the role played by Anicinabek grandmothers since time immemorial. Whether organizing events or ceremonies for her community or visiting early childhood centres in the region with her drum in hand, Kokoum Marilyn has become a central figure in Anicinabe cultural life and continues the role of Anicinabek grandmothers in passing on knowledge.
Jacqueline Michel
Actrice et cinéaste anicinabe de Kitcisakik, Jacqueline Michel met sa pratique artistique au service de sa culture et de sa communauté. Elle est notamment connue pour ses rôles dans A Colony (2018) (Mélina), My Internship in Canada (2015) (Femme au barrage #1) et Pour toi Flora (2022) (Aline). Son travail artistique, parfois militant, aborde la réalité des femmes autochtones. Par le cinéma et le jeu, elle fait rayonner les récits et la présence anicinabe. Très impliquée dans sa communauté, Jacqueline Michel est une véritable ambassadrice des traditions de son peuple. Ses prises de paroles soulèvent des réflexions par rapport aux droits des femmes autochtones et à la présence de la culture anicinabe dans notre société et à affirmer les voix autochtones dans le milieu artistique.

Jacqueline Michel, an Anishinaabe {Anicinabe?} actress and filmmaker from Kitcisakik, dedicates her artistic practice to her culture and community. She is best known for her roles in *A Colony* (2018) (Mélina), *My Internship in Canada* (2015) (Woman at the Dam #1), and *Pour toi Flora* (2022) (Aline).
Her artistic work, which is at times activist in nature, addresses the realities faced by Indigenous women. Through film and acting, she makes shine Anicinabe stories and presence. Deeply involved in her community, Jacqueline Michel is a real ambassador for her people’s traditions. Her public statements prompt reflection on the rights of Indigenous women, the presence of Anicinabe culture in our society, and the need to amplify Indigenous voices in the arts.

Roxanne Lauzon-Rankin
Apitipi8innik8e de Pikogan, Roxanne Lauzon-Rankin navigue entre territoire et milieu urbain. Algonquine/anicinapekwe de 44 ans,elle a grandi en milieu urbain loin de sa communauté, Pikogan. Elle a cependant toujours gardé un lien avec celle-ci et a, au fil des ans, appris beaucoup de son histoire et de sa culture qu’elle pratique le plus souvent possible. Au quotidien, elle travaille activement à rapprocher les peuples autochtones et allochtones et a un fort désir de redonner à sa nation. Son souhait le plus grand est la sauvegarde des langues autochtones entre autres au travers du rétablissement des noms de lieux ayant une origine linguistique autochtone. À titre de conseillère — partenariat autochtone régional, elle a pour mandat de travailler à la réconciliation en développant des outils afin de faciliter celle-ci. Également artisane traditionnelle, elle travaille le cuir, les perles, l’écorce et les os en lien étroit avec les aînés.
Apitipi8innik8e from Pikogan, Roxanne Lauzon-Rankin navigates between rural and urban life. A 44-year-old Algonquine/Anicinapekwe woman, she grew up in an urban setting far from her community, Pikogan. However, she has always maintained a connection to it and, over the years, has learned a great deal about its history and culture, which she practices as often as possible. In her daily work, she actively strives to bring Indigenous and non-Indigenous peoples closer together and has a strong desire to give back to her nation. Her greatest wish is to preserve Indigenous languages, among other things, by restoring place names with Indigenous linguistic origins. As a Regional Indigenous Partnership Advisor, her mandate is to work toward reconciliation by developing tools to facilitate it. She is also a traditional artisan, working with leather, beads, bark, and bone in close collaboration with elders.
Tina Mapachee
Tina Mapachee, anicinapek8e, stratège culturelle et consultante portée par un parcours de résilience, d’action communautaire et de transmission vivante des savoirs. Originaire de la communauté anicinabe de Pikogan, Tina Mapachee est une porteuse de mémoire et de traditions. Elle raconte des histoires autour du feu, comme le faisaient ses ancêtres, avec une voix qui transmet à la fois douceur, force et sagesse. Ses récits, empreints de spiritualité et de culture anicinabe, ouvrent un espace d’écoute et de partage, où chacun peut renouer avec les racines profondes de la tradition orale. Tina conjugue cadres contemporains et réalités culturelles pour accompagner les organisations dans la coconstruction de pratiques et de milieux basées sur le respect, la réciprocité et la responsabilité partagée.

Tina Mapachee, an Anicinapek8e cultural strategist and consultant, draws on a journey marked by resilience, community action, and the living transmission of knowledge. A native of the Anicinabe community of Pikogan, Tina Mapachee is a keeper of memory and traditions. She tells stories around the fire, just as her ancestors did, in a voice that conveys gentleness, strength, and wisdom. Her stories, steeped in Anicinabe spirituality and culture, create a space for listening and sharing, where everyone can reconnect with the deep roots of oral tradition. Tina combines contemporary frameworks with cultural realities to support organizations in co-creating practices and environments based on respect, reciprocity, and shared responsibility.

Stéphanie Frost-Larivière
Artiste anicinabe a grandi à Val-d’Or, elle est membre de la Première Nation de Timiskaming, Stéphanie Frost-Larivière développe une pratique ancrée dans son identité et son territoire. Elle fait partie d’une génération d’artistes qui portent les voix contemporaines des femmes anicinabek afin de contribuer à faire rayonner sa culture et ses récits.
An Anicinabe artist who grew up in Val-d’Or and member of the Timiskaming First Nation, Stéphanie Frost-Larivière has developed an artistic practice rooted in her identity and her homeland. She is part of a generation of artists who are amplifying the contemporary voices of Anicinabek women to help promote their culture and stories.
Yasmina Nail
Artiste multidisciplinaire anicinabe de Lac-Simon, Yasmina Nail est profondément engagée dans sa communauté. Grâce à ses efforts soutenus, Yasmina a obtenu la Médaille académique du Gouverneur l’année de sa graduation à l’école secondaire Amik-Wiche de Lac-Simon. Maman de deux jeunes enfants, elle conjugue création artistique et implication culturelle. Sa pratique reflète un lien vivant entre identité, territoire et transmission.

Yasmina Nail, a multidisciplinary Anicinabe artist from Lac-Simon, is deeply involved in her community. Thanks to her sustained efforts, Yasmina received the Governor’s Academic Medal the year she graduated from Amik-Wiche High School in Lac-Simon.
As a mother of two young children, she balances artistic creation with cultural engagement. Her work reflects a vibrant connection between identity, territory, and the transmission of knowledge.

Eliane Kistabish
Originaire de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan, Eliane Kistabish est une artiste multidisciplinaire riche de ses héritages anicinabe et québécois. Diplômée en arts visuels de l’Université Laval, elle développe une pratique marquée par la finesse, l’engagement culturel et la transmission des savoirs. Artisane et porteuse culturelle, elle anime des ateliers destinés à la jeunesse des Premières Nations et contribue à la sensibilisation aux réalités autochtones, notamment comme formatrice à l’UQAT. Chargée de projet chez Minwashin, elle participe activement à la mise en valeur de l’art et des artistes anicinabek. Grâce à sa double expertise artistique et culturelle, Eliane occupe une place essentielle dans les réflexions entourant les formes d’expression autochtones contemporaines
multidisciplinary artist enriched by her Anishinaabe and Quebecois heritage. A graduate in visual arts from Laval University, she has developed practices characterized by finesse, cultural engagement, and the transmission of knowledge. As an artisan and cultural ambassador, she leads workshops for First Nations youth and helps raise awareness of Indigenous realities, notably as an instructor at UQAT. As a project manager at Minwashin, she actively contributes to the promotion of Anicinabek art and artists. Thanks to her dual artistic and cultural expertise, Eliane plays a vital role in discussions surrounding contemporary Indigenous forms of expression.
Caroline Lemire
Caroline Lemire œuvre dans le développement culturel depuis plus de vingt-cinq ans. Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, sur le territoire ancestral anicinabe, elle porte un engagement profond envers la reconnaissance, la vitalisation et la transmission de la culture et de la langue anicinabe. Cofondatrice de Minwashin, qu’elle dirige depuis 2017, elle a contribué à en faire un acteur majeur des arts et de la culture anicinabe, soutenant l’émergence, la professionnalisation et la mise en valeur des artistes et des savoirs traditionnels. Reconnue pour son dynamisme et sa vision rassembleuse, elle mobilise les communautés autour de projets porteurs, ancrés dans le territoire et tournés vers l’avenir. Diplômée en multimédias et en audiovisuel, Caroline met ses compétences et son leadership au service d’un projet collectif qui valorise l’expression artistique anicinabe dans toute sa richesse et sa diversité. Sa présence au Cercle des Porteuses est à titre d’observatrice.

Caroline Lemire has been working in cultural development for over twenty-five years. A native of Abitibi-Témiscamingue, on ancestral Anicinabe territory, she is deeply committed to the recognition, revitalization, and transmission of Anicinabe culture and language.
As co-founder of Minwashin, which she has led since 2017, she has helped establish it as a major player in Anicinabe arts and culture, supporting the emergence, professionalization, and promotion of artists and traditional knowledge.Recognized for her dynamism and unifying vision, she mobilizes communities around promising projects that are rooted in the territory and focused on the future. With a degree in multimedia and audiovisual studies, Caroline puts her skills and leadership to work for a collective project that celebrates Anicinabe artistic expression in all its richness and diversity. She serves as an observer on The Circle of Women Knowledge Keepers.